Il y a quelques jours, on a vu à travers les réseaux sociaux et les médias qu'en 24 heures, les législateurs conservateurs en Uganda allaient approuver une législation qui punissait de mort et tous les Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels (LGBT).
Le promoteur de cette loi, le député David Bahati, membre du parti du président Museveni, qui gouverne le pays depuis 25 ans et en février a été choisi au milieu des élections polémiques pour rester chef d'État au moins cinq ans plus.
En Uganda, comme dans la plupart de pays d'Afrique subsaharienne, l’homosexualité est perçue comme quelque chose de terrible et erronée, comme une déviation de ce qu'on considère 'normale' et il est considéré comme 'une importation occidentale', comme un vice contraire à la "culture africaine".
Être gay en Uganda ce n'est pas une tâche facile. À part d'être illégal, le code pénal punis jusqu’à 14 ans de prison les actions homosexuelles. Grâce à cette loi 'Anti-Homosexuality Bill', ces années seront augmentés à un emprisonnement à perpétuité et en dans certains circonstances, arriverait à la peine de mort pour les homosexuelles.
La dernière semaine, Human Rights Watch et Amnesty international ont émis un communiqué conjoint appelant au refus de cette loi, et l'organisation Avaaz à réussi à collecter presque 1,5 millions de pétitions online avec le même objectif.
L'appel international urgent ainsi que la pression a été tel qu'en quelques jours, et en un mot d'un membre du parlement d'Uganda, John Alimadi, le pays a décidé d'abandonner le projet de loi qui puni l'homosexualité.
Néanmoins, ce n'est pas la première fois que ce projet de loi est présenté, et pour l'instant il a été arrêté. Mais, ça ne veut pas dire qu'il soit abandonné du tout et en quelque temps, il peut réapparaître lors de la session parlementaire suivante.
Il reste beaucoup de choses à faire pour lutter contre l'homophobie partout ailleurs.

C'est dommage que les gays, bisexuels, lesbiennes, transgenres, etc soient encore autant stigmatisés. On est quand même au 21ème siècle et quand on lit cet article, on dirait qu'on retombe au Moyen-Age !!! J'espère qu'un jour, tous les "LGBT" pourront vivre en toute liberté. Le chemin est encore long (parfois encore plus en Afrique...quoique). Ceci montre encore une fois qu'il faut se mobiliser et ne rien lâcher...
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