26/04/2011

L'évaporation de la Belgique: un an sans gouvernement.

Le 26 avril 2010, la démission du gouvernement d’Yves Leterme, le premier ministre belge, était acceptée par le roi Albert II. 


Pourtant, le 13 juin 2010, des élections législatives anticipées ont eu lieu : elles se sont soldées par la victoire, en Flandre, des indépendantistes et de leurs alliés confédéralistes (le corps électoral belge est scindé entre Néerlandophones et Francophones.) Mais voilà, ce résultat même interdit durablement tout compromis entre le nord et le sud du pays, ce que réclament les partis indépendantistes flamands, à savoir une réforme de la fédération belge destinée à accélérer l’évaporation du pays, étant inacceptable pour des Francophones attachés à l’unité du pays.

Personne ne voit plus de voie de sortie à la crise actuelle après avoir essayé toutes les combinaisons et toutes les concessions possibles. Ceux qui évoquent, ces derniers jours, et en désespoir de cause, une exclusion d’une future majorité de gouvernement de la très jusqu'au-boutiste N-VA indépendantiste de Bart De Wever, grand vainqueur des élections de juin 2010, prennent leurs désirs pour des réalités. En effet, jamais les démocrates-chrétiens flamands (CD&V) ne l’accepteront puisqu’ils sont alliés à la N-VA au plan régional et surtout municipal : or, des élections communales auront lieu en 2012 et un lâchage de la N-VA se paierait cash par la perte de nombreuses mairies pour le CD&V. Or, il faut savoir qu’en Belgique, le véritable pouvoir réside dans les municipalités… En outre, isoler le principal parti de Flandre ne pourrait que lui être favorable, celui-ci apparaissant comme victime de la partitocratie.
L’impasse est d’autant plus totale que des élections anticipées se traduiraient, selon les sondages, par un triomphe encore plus important des indépendantistes flamands. Le seul moyen de sortir de cette crise serait en réalité que les partis francophones acceptent la totalité des demandes flamandes, celles-ci n’étant absolument pas négociables comme l’a montré l’année écoulée. Est-ce politiquement viable pour les partis francophones ? Pas moins en tous les cas que cette absence de gouvernement dans un pays qui s’évapore chaque jour davantage, l’incompréhension étant désormais totale de part et d’autre de la frontière linguistique.

Source: Jean Quatremer

22/04/2011

Tout change pour rester pareil

À propos du capitalisme: C’est le pire système économique possible. Inévitablement le marché libre est le système le plus fort de la galaxie, la recherche égoïste de la rentabilité fait bouger le monde, pour le bien et pour le mal. Mais sa voracité est assez grande qu’il trouve le chemin pour esquiver ou démanteler, à travers d’un sous-pouvoir économique appelé pouvoir politique, les régulations avec lesquelles ses victimes essayent de se défendre de ses excès. À chaque deux ou trois décennie, plus ou moins, le marché oublie aussi qu’il est mortel, le ciel financière tombe sur nos têtes et il faut céder au chantage et payer avec nos impôts les erreurs des bancs parce-que l’alternative est encore pire. À chaque deux ou trois décennie l’intervention de l’Etat démontre être la seul vaccine pour sauver le capitalisme de son avarice cannibale. À chaque deux ou trois décennie, le libre marché rappel de force, que jusqu’aux sports plus agressifs ont besoin d’un arbitre. Et donc tout change pour rester pareil. 

Source: Escolar.net

17/04/2011

Une transformation brillante à Palestine

Peu de zones il y a sur la planète où la douleur, la fatigue et la désespérance sont plus palpables qu'en Palestine. Malgré cela, ses gens se battent chaque jour pour préserver l'optimisme, pour avancer en laissant de côté les ombres qui planent sur son chemin. Peu de territoires assez valides pour le défi qui projette le programme Golden 5, une idée innovatrice pour transformer la réalité depuis les salles, pour irradier dans les écoles une vision positive et un enthousiaste de la vie, pour corriger le découragement, la violence, l'échec, spécialement entre des gamins d'environnements compliqués.


Le projet, avalisé par la Commission Européenne et subventionné par l'Agence Andalouse de Coopération Internationale au Développement (AACID), a été distingué par le bronze dans les Prix Européens d'Enseignement Permanent, porte déjà quatre ans en s'appliquant en Espagne, en Norvège, en Belgique, en Italie et en Pologne et est sur le point d'être mis en application au Chili. Tous environnements développés, avec des systèmes éducatifs stables, sans problèmes spéciaux sociaux. Par cela il fallait donner le saut et comparer si un projet bon pour Occident répond dans des zones de conflit. Par cela et par engagement, ce que dégage Marie José Lera, docteur dans la Psychologie, une professeure titulaire de l'Université de Séville, idéologue du Golden et le défenseur infatigable de la cause palestinienne.



Mais comment la théorie se convertit-elle en réalité? Ce que nous devrons faire c'est de motiver les élèves, de remarquer l’aspect positif, de reconnaître les problèmes comme des opportunités et non comme catastrophes, regarder les élèves comme excellents, comme des projets merveilleux et non comme des calamités irrécupérables", il résume. La professeure Lera insiste en travailler sur cinq zones pour obtenir des résultats : la gestion de la salle, la construction de relations dans la classe, les améliorations du climat social, l'apprentissage ajusté dans chaque cas et l'élévation de la relation famille - école. Ainsi on fait qu'un élève "brille" et irradie à ses compagnons, qu'une classe "brille" et transforme son collège, qu'un collège "brille" et soit un exemple à suivre dans la communauté. Ainsi, disent les créateurs de Golden 5, ils améliorent la camaraderie, la motivation et le rendement, en descendent la violence et la marginalisation.

12/04/2011

Avec l'exemple de l'Islande

Les Islandais continuent à donner un échantillon exemplaire de sagesse et dignité. De liberté. C'est la deuxième fois qu'ils ont repoussé payer les dettes de ses banques privées tombées en banqueroute pour appliquer la stratégie néolibérale. Il supposait leur payer 13.300 euros par tête. Ils ont l'immense fortune de ne pas appartenir à l'Union Européenne qui emprisonne l'Europe réelle, et dont le pari est de défendre aux banques et "les marchés" au-dessus des citoyens - et toujours ils peuvent se rebeller. 

L'Islande est un petit pays nordique dans lequel ses 300.000 citoyens jouissaient du niveau de développement et de cohabitation civilisée qu'il a l'habitude de caractériser à la zone. L'Islande était le pays meilleur où il était vécu du monde. Et ses citoyens, les plus heureux.

En 1998 il a secoué au monde développé la fièvre de privatiser. L'Islande a culminé le travail de se détacher de ses 3 banques publiques en 2003. Les Islandais ont augmenté sa prospérité fictive avec la gestion de sa banque privée qui donnait quelques crédits et payait quelques intérêts excellents. Tant qui a cassé (2008). Ils n'étaient pas réalistes.

La faillite de l'Islande avait déjà supposé à ses citoyens qui l'échange international se suspendait. Qu'est-ce qu'il impliquait ? Que l'argent des Islandais ne valait pas rien dehors, et ils ne pouvaient pas émigrer. Pour traiter la crise ils ont changé du Gouvernement et ont choisi la social-démocrate Jóhanna Sigurdardóttir, de 66 ans, ex-syndicaliste et gay.

Après avoir appliqué quelques changements significatifs dans l'économie islandaise, la citoyenneté a réagi et a dit non. Ses hommes politiques les consultent et ils n'agissent pas contre son opinion pour le moment. Ceux qui nous sommes sous la protection de l'UE nous baissons la tête. Comme les choses sont tout de suite, semble intéressant savoir si l'Islande gagnera le pouls. 


Source: ATTAC Espagne. 

09/04/2011

"Vous nous avez enlevés trop, maintenant nous voulons tout"

Il semblait que les jeunes espagnols nous nous occupions uniquement de la fête et du ‘botellón’. Comparé aux révoltes de l'Angleterre, de l'Italie et le monde arabe, nous semblions être la risée mondiale. Et le 7 avril passé nous démontrons le contraire : nous aboutissons à la rue pour crier par tout celui qu'ils nous ont retiré : par les incroyables découpages sociaux appliqués par le gouvernement qui se fait appeler ‘socialiste', par l'application d'une réforme de travail qui augmente la temporalité et la précarité aux travailleurs, par la réforme des pensions qui retarde l'âge de retraite et par la commercialisation chaque fois plus grand de l'éducation publique.

La plate-forme ‘Juventud sin futuro’ (Jeunesse sans avenir) a réuni à divers collectifs juvéniles et étudiants pour aboutir à la rue et protester. La convocation qui a été réalisée à travers des réseaux sociaux, Twitter et Facebook, avait pour objectif attirer l’attention de l'opinion publique sur la jeunesse qu'ils supposent passive et distraite. Les médias qui facilitent la distraction et n'aident pas à prendre conscience de la situation, sont part du problème de notre société. Il est temps déjà de s'éveiller de l'apathie auquel ils nous ont soumis.

Uniquement à la fin de la marche il y a eu des troubles occasionnés par quelques manifestants qui ont coupé le trafic au centre; images avec lesquelles commençaient les titulaires des médias plus conservatrices à la télévision.

Pour plus d’information sur le mouvement : http://www.juventudsinfuturo.net

La démocratie a perdu un terrain à l'avantage des pouvoirs économiques et financiers qui ne sont pas choisis. C’est pour ça que maintenant le manifeste de Stéphane Hessel ' Indignez-vous ' rachète son importance, puisqu'il essaie de réveiller les consciences des jeunes devant les injustices du monde. 

04/04/2011

Sahara : un lieu où des fleurs et des plantes ne croissent pas, mais où les personnes épanouissent.

Cela se nomme techniquement "campement"; ainsi ils insistent de l'appeler comme ça pour perpétuer la sémantique du provisoire, comme en disant "nous sommes ici, mais nous ne restons pas : ce n'est pas notre terre". Parce que son foyer est à l'ouest, occupé illégalement par le Maroc depuis 35 ans, séparé de ceux-ci par un mur, habité par les parents qui sont restés pour vivre sous le harcèlement de la stratégie de colonisation marocaine, qui essaie de peupler la zone pour gagner la bataille définitive de la démographie.

"Je suis né ici, j’ai vécu ici tout ma vie, mais ce n'est pas ma terre", dit Bedid, de 21 ans, l'une des milliers d'habitants des quatre campements saharauis. Bedid avait à peine quelques mois de vie quand les Nations Unies ont donné la raison à son peuple : on aurait à célébrer un référendum par lequel la république du Sahara serait une réalité émancipée et sa famille pourrait revenir à une maison. Les papiers disaient que cela arriverait dans 9 mois; ils ont passé 20 ans. On se dit rapide, 20 ans.


Il y a une vie humaine, très digne, dans des lieux du monde inclus plus hostile que le morceau de terre où les réfugiés saharauis vivent. Mais son état provisoire les a attachés à la misère : l'objectif n'est pas la prospérité mais la résistance et, à travers d'elle, obtenir une justice et pouvoir revenir à son pays. En attendant si ça arrive, ils attendent dans le désert, avec l’un des lutes plus dignes que l’humanité connaitra jamais. 


01/04/2011

Réfugiés sans papiers en Belgique


La sonnette d'alarme sonne en Belgique : "Le nombre de demandeurs d'asile s’est envolé à 30% le dernier mois", "les centres d'accueil sont pleins", "nous sommes devant une crise humanitaire". Ce sont certaines déclarations que le Secrétaire d’ État belge pour l'Intégration Sociale, Philippe Courard, a confié vendredi passé dans Le Soir, l'un des principaux journaux de tirage national. 
En Belgique vit 16 % des un million sept cent mille réfugiés qu’accueille l'Europe, qui protège en même temps seulement le 16 % du total de réfugiés qui existent dans le monde. Un chiffre modeste s'il est comparé à la distribution restante de 80 % entre d'autres pays comme le Kenya, avec près de trois cents milles, ou la Syrie, avec plus de deux millions, selon des données fournies par l'Hauteur Mandatée des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR) en 2010.
 Avec une crise d'accueil, apparemment résolue, qui a laissé vivre dans la rue sept mille réfugiés dans les deux dernières années, et après s’être converti en premier partenaire communautaire dans être condamné par le Tribunal Européen de Droits de l'homme par l'envoi d'un réfugié afghan en Grèce, la situation à Bruxelles se révèle plus dramatique de ce qui semblait au début ; jusqu’à onze mille personnes continuent en attendant que ses demandes d'asile soient acceptées depuis des mois. Guinéens, kosovares, irakiens ou serbes, entre d'autres nationalités, somment le terrifiant chiffre de 3671 demandes déposées depuis le début de 2011face aux instances régulatrices : le Bureau d'extranéité et le Commissariat pour les Réfugiés et les Apatrides (CGRA).
Dans le sommet les afghans se trouvent avec un total 345 demandes depuis le début de l'année, et pour soixante-dix-neuf d’entre eux, c’est jusqu’à la cinquième demande. La République Islamique d'Afghanistan, qui depuis deux ans se situe en tête des statistiques d'asile (en 2009 il a été considéré le premier pays générateur de réfugiés au niveau mondial par ACNUR), s'est convertie en difficile revanche à prendre pour la Belgique.